Marion Schoellkopf, la passion comme moteur
Responsable travaux principale pour l’entreprise schilikoise Urban Dumez, Marion Schoellkopf, 36 ans, travaille avec sur le chantier de la Meinau depuis 2023.
Installée dans la salle de réunion de la base-vie du chantier, Marion Schoellkopf, cheveux détachés et gilet orange sur le dos, laisse s’envoler quelques éclats de rire. Lorsqu’elle évoque son travail et ce projet de la Meinau sur lequel elle est à l’œuvre depuis l’automne 2023, son regard noisette dit toute la passion qui l’anime, cette flamme qui brille en elle au quotidien.
« C’est moi qui ai demandé à venir sur ce chantier, rembobine d’emblée cette fille d’agriculteurs céréaliers à Gerstheim, à 25 km au sud de Strasbourg. Il était hors de question qu’un projet de cette envergure se réalise sans moi. La Meinau, c’est une chance improbable dans notre métier car c’est rare, les grands projets près de chez soi. J’aurais mal vécu de ne pas y participer. »
Depuis son arrivée chez Urban Dumez en 2012, l’ingénieure diplômée à Saint-Étienne a mené de nombreuses opérations (logements, hôpital de jour, bureaux, commerces…). En charge du gros œuvre et des corps d’état, celle qui dirige une centaine de collaborateurs assure, à la Meinau, le pilotage des opérations au sens large (budgets, plannings).

Au lycée d’Erstein, son stage professionnalisant a été une révélation. « J’accompagnais mon parrain comme architecte sur les chantiers, se souvient l’ancienne nageuse dans la cité sucrière. J’ai tout de suite aimé et cela s’est confirmé après, à l’IUT d’Illkirch. J’apprécie ce travail d’équipe, l’envie collective d’aller dans le même sens. En plus, dans notre métier, on est vraiment sur du concret. »
Le concret, justement, se déploie sous ses yeux. Pour elle, la Meinau, ce sont les souvenirs de fan, lorsqu’elle allait voir l’équipe en National, « à la sortie du boulot le vendredi », au mitan des années 2010. « Récemment, j’ai emmené mon fils, il avait des étoiles dans les yeux », s’émeut la danseuse de modern-jazz. La passion, encore et toujours.
Tony Perrette
Crédit photo : Elyxandro Cegarra pour Strasbourg Eurométropole