AMANDINE BOCKEL, FIDÈLE PARMI LES FIDÈLES
Entrée comme apprentie à la Ville et l’Eurométropole à ses 18 ans, Amandine Bockel a gravi les échelons, qui lui permettent aujourd’hui d’assurer la fonction de responsable des manifestations sportives et du haut niveau.
Deux décennies plus tard, l’anecdote dessine un grand sourire sur son visage. Assise dans le hall de l’Atrium du stade de la Meinau, Amandine Bockel rafraîchit volontiers ses souvenirs. « Lorsque les gens de la CUS (devenue Eurométropole) m’avaient appelée une première fois pour l’apprentissage, je n’avais pas répondu car je pensais que cela n’était pas fait pour moi », glisse-t-elle aujourd’hui.
Force est de constater qu’elle s’est trompée et que les représentants de la collectivité ont bien fait d’insister. Entrée comme apprentie en 2004 pour son BTS Assistante de direction, l’enfant de Monswiller, à 2 km de Saverne, n’a plus quitté les effectifs. Recrutée au service des assemblées en 2007, elle a travaillé plus de dix ans comme assistante à la Direction générale des services (2009-2020).
« Fille de l’artisan chocolatier »
Il y a six ans, l’actuelle trésorière adjointe de l’Amicale sportive de l’Eurométropole a pris la fonction nouvelle de responsable des manifestations sportives et du haut niveau à la Direction des sports. « J’ai toujours montré de l’intérêt pour le sport par son côté populaire et fédérateur, narre la citoyenne de Brumath. Le poste avait beaucoup de similitudes avec la DGS, pour ce qui concerne la diversité des interlocuteurs. »

La fille du célèbre artisan chocolatier Jacques Bockel aurait pu emprunter les traces de son père, à l’instar de son frère et de sa sœur, mais elle s’est orientée vers une voie totalement différente. « Au départ, c’était difficile pour moi de me projeter dans un rôle de cadre. J’ai gravi les marches une à une grâce à la confiance que l’on m’a accordée et aujourd’hui je suis hyper fière de mon parcours. »
« Je découpais les articles pour mon journal intime »
Par sa fonction, Amandine Bockel est aujourd’hui « la porte d’entrée » du Racing, locataire du stade de la Meinau, auprès de l’Eurométropole, propriétaire des lieux. « J’échange régulièrement avec des interlocuteurs du club sur les marchés de prestations, le sponsoring ou les actions sociales mises en œuvre », décrit celle qui participait aux réunions bimensuelles sur le projet du stade.
La jeune femme, qui fêtera ses 40 ans en 2026, était au stade de la Meinau pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue 2005 face à Saint-Etienne (1-0). « À cette époque, je découpais les articles de journal sur le Racing pour les coller dans mon journal intime », en rigole la fonctionnaire, dont le frère est abonné. « Quand je vais au stade, je suis toujours impressionnée par cette ferveur. »
Tony Perrette