Guy Seitz, le projet en plein cœur
Cadre-travaux chez Eurovia, l’Alsacien Guy Seitz œuvre sur le chantier de rénovation-extension du stade de la Meinau depuis l’automne 2023. Un projet qui lui va droit au cœur.
« Lorsque l’on a su qu’il y avait le projet de la Meinau, on était l’un ou l’autre, en interne, à vouloir absolument le faire », sourit Guy Seitz.
Un tel chantier, ça n’arrive pas plusieurs fois dans une vie. « C’est surtout parce que c’est le Racing, reprend le cadre-travaux de 55 ans. C’est le club de cœur de tous les Alsaciens. Et comme je suis Alsacien et un peu chauvin, ça me touche forcément. »
Pour celui qui a grandi à Breitenbach dans la vallée de Villé, le club locataire de la Meinau figure parmi les emblèmes de l’Alsace. Au même titre que « la cathédrale, la choucroute, la cigogne et la bretzel », rigole ce fan de Dimitri Liénard, qui se souvient également, avec enthousiasme, des passages de Frank Lebœuf, Youri Djorkaeff puis Kevin Gameiro sous le maillot strasbourgeois.
« Tout le monde a des étoiles dans les yeux »
« Dans mon entourage, quand je parle de la Meinau, tout le monde a des étoiles dans les yeux, décrit le père de trois enfants, domicilié à Epfig. C’est un lieu connu de tous, un chantier-phare très représentatif. Dans notre métier, on a, en plus, la chance de réaliser des choses que tout le monde peut voir, c’est marquant quand on m’en parle. »

« Parfois quelques nuits difficiles »
« Le calendrier du Racing est la contrainte la plus importante, glisse le professionnel travaux publics. C’est un lieu qui vit et, pour nous, l’objectif est que tout soit opérationnel à chaque rencontre à domicile. Cette charge organisationnelle pour le phasage implique de bien connaître le projet et de bien échanger avec les partenaires pour comprendre les intérêts de chacun. »
Sur les temps de repos, pas simple de se mettre en pause. « On a parfois quelques nuits difficiles, s’en amuse presque Guy Seitz, dont la plus jeune fille représente l’équipe de France de ski alpin sur le circuit coupe d’Europe. « Je me réveille dans la nuit et je pense à la journée qui arrive, au chantier. Tous mes chefs de chantier me disent pareil, surtout quand le planning est tendu. »
Tony Perrette
Crédit photo : Elyxandro Cegarra pour Strasbourg Eurométropole